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Conseils

À chacun « SA question qui tue »

Ça y est, vous y êtes! Vous êtes face à l'employeur, celui ou celle qui a le pouvoir de vous faire accéder à l'emploi tant convoité. Vous êtes confiant puisque vous maîtrisez le b-a-ba de la parfaite préparation à l'entretien : vous êtes arrivé à l'heure (vous avez pris soin de vérifier le chemin la veille), vous êtes tiré à quatre épingles et en conformité avec le code vestimentaire de l'entreprise, les produits et services de la société n'ont plus de secrets pour vous, vous maîtrisez sur le bout des doigts l'offre d'emploi, la description de poste et le profil recherché, et vous avez à la portée de la main tous les documents susceptibles de vous être utiles (CV, lettres de recommandation, diplômes, etc.).

De plus, vous êtes irrésistible! Au premier contact, vous en êtes certain, votre poignée de main chaleureuse et votre sourire éblouissant ont donné une première impression des plus remarquables à votre interlocuteur. Vous êtes en contrôle total, vos réponses sont fluides, vous récitez les phrases sagement préparées que vous avez répétées des dizaines de fois devant le miroir en étant si à l'aise qu'elles paraissent spontanées! Rien ne pourrait venir troubler votre paisible ascension vers le succès... Rien jusqu'à l'arrivée de « LA question qui tue »! Le recruteur qui vous semblait jusque-là banal et prévisible s'est brusquement transformé en menace potentielle à votre réussite. Vos mains pourtant si sèches initialement sont désormais moites et vos doigts se tortillent à ne plus pouvoir dissocier votre main gauche de votre main droite! Qu'a-t-on bien pu vous demander?

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Au-delà de la populaire question « Quelles sont vos principaux points à améliorer? » (à laquelle vous avez évidemment déjà trouvé des réponses), plusieurs questions peuvent vous mettre dans l'embarras lors d'un entretien. En effet, un intervieweur expérimenté, bien que suivant un canevas  bien structuré, saura cibler vos zones d'inconfort par le biais de questions spontanées auxquelles vous ne serez pas préparé. « LA question qui tue » pourra varier d'un individu à un autre selon la personnalité, les compétences, la culture et l'historique d'emploi. Pour certains, ce sera une question portant sur les changements fréquents d'emploi, les périodes manquantes dans le CV, une absence prolongée du marché du travail ou encore, sur ce qui semble difficile dans le travail d'équipe. Pour d'autres, cette fameuse question portera sur des conflits ayant eu lieu avec d'anciens collègues ou superviseurs ou sur une leçon de vie tirée d'une situation difficile au travail. Peu importe le contenu de LA question, vous trouverez quelques conseils afin de vous en sortir indemne, ou presque...

Évitez de répondre rapidement en proie au stress ou à la nervosité ou de vous exclamez d'un « Hum! Bonne question! », car ceci peut donner l'impression que vous n'avez jamais songé à cet élément et que vous n'avez pas fait une bonne introspection. Prenez plutôt le temps de réfléchir et de reprendre le contrôle en adoptant la méthode qui vous rend le plus à l'aise. Celle-ci peut prendre diverses formes telles que de demander à l'intervieweur de revenir sur cette question à la fin de l'entretien (vous devez toutefois être certain d'y revenir!), de prendre simplement un moment de réflexion avant de répondre ou encore, de demander un verre d'eau! Souvenez-vous qu'il n'y a aucune obligation de répondre du tac au tac et que ces instants pris pour réfléchir seront payants. Vous devez cependant répondre à la question, car en n'y répondant pas, vous confirmerez votre malaise. Si, malgré ces quelques conseils, vous avez fourni une réponse qui n'est pas en adéquation avec ce que vous pensez ou avec ce que vous souhaitiez exprimer, dites-le simplement et demandez si vous pouvez apporter quelques éclaircissements ou explications. Il sera trop tard lorsque vous en serez à vous morfondre dans votre voiture à la suite de l'entretien. De plus, avouée de façon sympathique, cette bévue vous sera fort probablement pardonnée. Si par malheur, la question posée touche votre corde sensible au point tel de vous arracher des larmes, n'hésitez pas à demander une petite pause afin de vous permettre d'aller vous rafraîchir. Cette situation n'est certainement pas idéale, mais sera préférable que de forcer votre intervieweur à sortir sa boîte de papiers-mouchoirs!

Bien qu'il soit difficile de prévoir l'ensemble des questions du recruteur, il est tout de même possible de vous préparer à cette « question qui tue ». En effet, songez à ce qui serait le plus difficile pour vous de discuter lors de l'entretien, au sujet que vous souhaiteriez éviter à tout prix et faites-y face! Vous serez ainsi beaucoup plus à l'aise dans le cas où ce sujet tabou serait abordé. La simplicité, la transparence et l'honnêteté demeurent toujours des alliés inconditionnels afin de répondre aux questions les plus délicates.

En conclusion, il est important de toujours garder en tête que votre interlocuteur en a vu d'autre! Ainsi, essayer de le tromper avec des réponses évasives ne pourra être gagnant. Soyez vous-même, c'est-à-dire à votre meilleur : survivez à « LA question qui tue »!

 

Dans notre prochaine news letter nous vous présenterons une liste de question possible en entretien, en attendant recherchez celles que vous ne voulez pas que l'on vous pose...